5 Mai 2018 : Le rêve ne doit plus être une utopie

5 mai, quel symbole pour faire cette fête à Macron, date de l’ouverture des états généraux en 1789 convoqués par un Louis XVI aux abois. Une masse dense de citoyens était au rendez-vous ce samedi pour cette « manif pot-au-feu » issus d’horizons divers dans une ambiance festive et sous un soleil radieux. Un an après l’élection d’Emmanuel Macron, la bataille ne fait que commencer car ce dernier ne compte malheureusement pas s’arrêter.

Que ça revigore de voir tout ce monde déambuler dans Paris pour exprimer de façon festive son opposition à la politique délétère du gouvernement. Avec en tête de cortège, ce carré des luttes incarné par des aides-soignant(e)s, cheminots, syndicalistes, lanceurs d’alertes, salariés du service public. Une mobilisation pleine de créativité tant dans les slogans que sur la forme. Agréable aussi de voir rassemblées les forces de gauche mais aussi des représentants syndicaux. Il faut espérer y voir le frémissement, celui de la convergence des luttes tant attendue pour faire front, d’un seul bloc contre le rouleau compresseur jupitérien.

Bien sûr, ce n’est pas toujours facile, chacun veillant à préserver son pré-carré, les divisions et rivalités politiques freinent le mouvement en dépit des attentes. Mais le rassemblement est nécessaire pour faire vaciller le pouvoir en place. Et ce 5 mai, bien qu’encourageant ne sera pas suffisant pour enrayer le train des réformes dévastatrices.

Se rassembler et avancer, dans le respect de nos différences et la fusion de ce qui nous rassemble : les valeurs de gauche, des gauches, est primordial. C’est notre devoir de ne pas gaspiller nos énergies dans des choses qui ne font que servir nos adversaires. Des adversaires cyniques qui n’hésitent pas à parier sur les égoïsmes pour faire passer leurs réformes. Des médias charognards à l’affût du moindre faux pas, du moindre bisbille. Il y a trop de gens qui luttent et qui souffrent pour ne pas en tenir compte. Nous devons au contraire leur faire la démonstration qu’un autre monde existe, humaniste et profondément solidaire à l’image des cheminots qui luttent pour ceux qui vont leur succéder. Quel exemple !

Et puis nous sommes devant un enjeu majeur. Car si Macron parvient à forcer le barrage, plus rien ne l’arrêtera. Il sera assuré de pouvoir mépriser à l’envi les mobilisations à venir comme il le fait actuellement. Alors que ses réformes sont dans les tuyaux, le président multiplie les voyages : États-Unis -où il s’est fait humilier par Trump au passage-, Australie -où il s’est ridiculisé par un lapsus graveleux à l’adresse de la femme du Premier ministre-, et désormais en visite à Nouméa loin de faire l’unanimité. Dans ces voyages, faut-il y voir l’indifférence d’un président absent, loin des protestations qui a « autre chose à faire que de commenter l’actualité » en France et d’ajouter : « quand on est président, il n’y a pas de jours fériés ». Un message subliminal pour les fainéants ?

Le 26 mai a été arrêté pour une prochaine mobilisation. À l’échelle de notre groupe d’action, nous sommes une centaine d’insoumis. À cela peut s’ajouter le groupe d’action du XVème sud. Nous allons réfléchir à ce qu’il convient de faire dans cette perspective. Nos rêves ne doivent plus être perçus comme des utopies, mais un véritable projet d’avenir.

 

Auteur : Jocelyn L

Coanimateur du groupe d'action France Insoumise Paris 15 Grenelle, je m'occupe particulièrement de l'animation des réseaux sociaux et de notre présence sur le web. Mes centres d'intérêts sont les questions européennes, le droit mais aussi ce qui touche à l'environnement et les nouvelles technologies.

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