Keep cool, ceci n’est pas une affaire !

« Jean-Luc Mélenchon est quelqu’un d’un peu sanguin donc il se fâche » : le soutien indéfectible d’un Insoumis parisien

Par Benjamin Illy – Radio France Mis à jour le 18/10/2018 | 06:15 – publié le 18/10/2018 | 06:15 :

https://mobile.francetvinfo.fr/elections/legislatives/jean-luc-melenchon-est-quelqu-un-d-un-peu-sanguin-donc-il-se-fache-le-soutien-indefectible-d-un-insoumis-parisien_2991657.html

Patrick Lefrançois, ancien candidat aux législatives, estime que les perquisitions menées au siège de La France insoumise et au domicile de Jean-Luc Mélenchon sont une « manoeuvre politique » . 

Une enquête pour « menaces » et « violences » sur des policiers et magistrats a été ouverte mercredi 17 octobre par le parquet de Paris suite aux perquisitions mouvementées qui se sont déroulées mardi au siège de La France Insoumise et au domicile de Jean-Luc Mélenchon. Le leader du mouvement a lui-même filmé et diffusé la scène sur les réseaux sociaux. 

Patrick Lefrançois, militant insoumis et ancien candidat aux législatives dans le 15e arrondissement de Paris, continue de soutenir le leader de La France insoumise.

Les perquisitions, « une provocation »

« Jean-Luc Mélenchon est quelqu’un d’un peu sanguin donc il se fâche mais je ne crois pas que le sujet soit la colère de Mélenchon mais plutôt le fond de cette affaire », estime Patrick Lefrançois qui a rejoint La France insoumise il y a environ deux ans. Pour ce militant, qui a recueilli 5% des voix aux législatives de juin 2017, les perquisitions des locaux de LFI et du domicile de son leader sont une « provocation ». Selon Patrick Lefrançois, la date de cette intervention policière et judiciaire ne doit rien au hasard, « le jour du remaniement, c’est un petit peu ahurissant. C’est en tout cas une manoeuvre politique, moi je le crois ».

« Il faut qu’il arrive à contrôler plus ses colères »

Patrick Lefrançois s’interroge toutefois sur l’impact politique de l’attitude de Jean-Luc Mélenchon. « Je ne suis pas sûr que les actions d’enfoncer des portes soient la meilleure des choses, d’autant plus que les opposants vont s’en servir ». L’Insoumis parisien se permet même un conseil, « je pense qu’il faut qu’il arrive à contrôler plus ses colères, mais je ne vais pas lui jeter la pierre. Nous avons là un leader qui peut être magnifique au cours de discours ». Malgré les colères de Jean-Luc Mélenchon, Patrick Lefrançois le considère comme le seul leader capable de défendre ses idées.

L’amour et la révolution

L’amour et la révolution,
non, rien n’est fini en Grèce !

Après quelques péripéties, puis deux mois de tournage supplémentaires en juin et juillet, nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie du film L’Amour et la révolution dans sa version finale actualisée. Parmi les nouveautés : la naissance d’une ZAD en Crète contre le projet d’un nouvel aéroport, l’échec du grand procès de Rouvikonas ou encore une réponse collective à l’affirmation incroyable selon laquelle la crise grecque serait finie ! Le film est désormais en accès libre sur Youtube !

https://www.youtube.com/watch?v=wNSfoTYY3hA

Si vous souhaitez consulter l’agenda des projections-débats en présence du réalisateur Yannis Youlountas :

http://lamouretlarevolution.net/spip.php?article12

Velib’, SNCF… avec le privé ça finit toujours par dérailler !

© PHILIPPE LOPEZ / AFP

La gestion des velib’ par Smovengo est un fiasco. Depuis que l’entreprise a repris les vélos en libre-service, en trouver un de fonctionnel est devenu une mission impossible. En interne, les conditions de travail et de rémunération sont tellement déplorables que les salariés-e-s ont décidé de se mettre en grève. 

À l’origine de ce ratage historique, une décision de la Mairie de Paris qui a ouvert la gestion des velib’ au privé via une procédure d’appel d’offre. Rien de tel pour encourager le moins disant social aux dépens de la qualité du service public. Résultats : problèmes techniques qui s’accumulent, nombre de salariés divisé par trois et, inévitablement, conditions de travail dégradées. Continuer la lecture de « Velib’, SNCF… avec le privé ça finit toujours par dérailler ! »

Bastien Lachaud en tête du classement sur l’activité parlementaire

  • Nous sommes heureux et fiers d’observer dans les pages du Parisien  – Aujourd’hui en France que Bastien Lachaud, notre député de la 6ème circonscription de Seine Saint-Denis occupe la tête du classement sur l’activité parlementaire en Île-de-France.

Nos élus de la France Insoumise ne ménagent pas leur peine face au rouleau compresseur LREM et au rythme parlementaire infernal qui leur est imposé par la majorité présidentielle. Après Younous Omarjee, notre député européen récompensé en mars dernier par the Parliament Magazine pour son action en faveur de la politique régionale, son engagement pour la défense des régions les moins développées, et des régions ultrapériphériques et insulaires, c’est Bastien Lachaud qui se distingue en prenant la tête du classement des députés les plus actifs à l’Assemblée nationale. Continuer la lecture de « Bastien Lachaud en tête du classement sur l’activité parlementaire »

5 Mai 2018 : Le rêve ne doit plus être une utopie

5 mai, quel symbole pour faire cette fête à Macron, date de l’ouverture des états généraux en 1789 convoqués par un Louis XVI aux abois. Une masse dense de citoyens était au rendez-vous ce samedi pour cette « manif pot-au-feu » issus d’horizons divers dans une ambiance festive et sous un soleil radieux. Un an après l’élection d’Emmanuel Macron, la bataille ne fait que commencer car ce dernier ne compte malheureusement pas s’arrêter.

Que ça revigore de voir tout ce monde déambuler dans Paris pour exprimer de façon festive son opposition à la politique délétère du gouvernement. Avec en tête de cortège, ce carré des luttes incarné par des aides-soignant(e)s, cheminots, syndicalistes, lanceurs d’alertes, salariés du service public. Une mobilisation pleine de créativité tant dans les slogans que sur la forme. Agréable aussi de voir rassemblées les forces de gauche mais aussi des représentants syndicaux. Il faut espérer y voir le frémissement, celui de la convergence des luttes tant attendue pour faire front, d’un seul bloc contre le rouleau compresseur jupitérien. Continuer la lecture de « 5 Mai 2018 : Le rêve ne doit plus être une utopie »

Nous rendrons hommage à Mireille Knoll, n’en déplaise au CRIF !

C’est avec stupeur que nous apprenons du CRIF que la France Insoumise ne serait pas la bienvenue lors de la marche blanche prévue ce mercredi 28 mars à 18h30 place de la Nation, en hommage à Mireille Knoll, octogénaire qui a survécu en 1942 à la rafle du Vél d’Hiv et sauvagement assassinée à son domicile vendredi 23 mars.

Tout d’abord -là est l’essentiel- nous vous informons de la marche blanche dès 18h30 place de la Nation qui aura lieu ce mercredi 28 mars en hommage à Mireille Knoll, octogénaire décédée après qu’elle ait été sauvagement assassinée. Au delà de l’effroi et de la tristesse, c’est la consternation qui gagne après que le président du CRIF -Francis Kalifat-, déclarait ne pas souhaiter voir la France Insoumise dans le cortège au même titre que l’extrême droite.

Au delà des sous-entendus infâmes que cela signifie, le CRIF prend en otage les nombreux juifs de France qui ne partagent pas ses prises de positions notamment vis-à-vis de la politique israélienne. Jeter le discrédit en amalgamant la France Insoumise à l’extrême droite et Mme Le Pen révèle le vrai visage de cette organisation politique.

Malgré la douleur et le chagrin, Daniel Knoll, le fils de Mireille Knoll s’est exprimé sur BFM : « Le Crif fait de la politique et moi j’ouvre mon cœur(…) tous ceux qui ont une mère peuvent le comprendre. Tous les gens sont concernés, c’est insupportable qu’en France, aujourd’hui, quelqu’un puisse mourir de façon si affreuse ».

 

Votation sur la sortie du nucléaire

Résultats de la campagne :
314530 votants, 93.13% de oui et 6.23% de non
https://nucleaire.vote/resultats/

Grenelle Paris 15, nous avons recueillis : 85% de oui et 15% de non. Merci aux insoumis qui sont venus organiser ces bureaux.

 

 

Amis insoumis, organisons nos actions en accord avec notre programme « l’Avenir en commun ». La proposition, n°39, développe le projet de parvenir à 100% d’énergies renouvelables en 2050, soit sur la durée d’une génération. C’est indispensable écologiquement, pour la sécurité et la santé des Français et économiquement (le nucléaire est, aujourd’hui, l’énergie la plus chère et la plus dangereuse)…
Tenons ces bureaux de vote ouverts à l’ensemble de la population pour répondre à la question :
Etes-vous favorable à la sortie du nucléaire ?

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La bataille du rail ou le bal des faux culs !

Les Britanniques veulent renationaliser leur rail…

[EXTRAIT] Les Britanniques veulent renationaliser leur rail par Là-bas si j’y suis

« La situation est alarmante, pour ne pas dire intenable. ». Voilà ce qu’a dit le Premier ministre Édouard Philippe pour expliquer sa réforme de la SNCF. La ficelle est connue : on dépeint une situation catastrophique pour mieux justifier une réforme qui démantèle un peu plus un service public.
On connaissait le trou de la Sécu, voilà maintenant la dette de la SNCF ! Et avec la dette revient bien sûr le fameux « statut » des cheminots, ces odieux « privilégiés » : « je peux pas avoir d’un côté des agriculteurs qui ont pas de jours fériés, etc., qui auront parfois pas de retraite, et dire : le statut des cheminots, il faut pas le changer », a dit le président Macron au Salon de l’agriculture. Et quand il évoque le « statut des cheminots », il ne parle évidemment pas des 35 000 euros mensuels du président du directoire de la SNCF, Guillaume Pépy.
En Grande-Bretagne, après que Margaret Thatcher et John Major ont privatisé les chemins de fer, des Britanniques constatent aujourd’hui l’inefficacité des compagnies privées et demandent, soutenus par Jeremy
Corbyn, le leader du Parti travailliste… la renationalisation du rail…/…

Et voilà, ce que tout le monde le sait, notre cher Edouard, lui n’est pas au courant (que fait EDF ?) Quel gâchis tous ces gens arrogants, bornés et ignorants !

Gérard Miller, une leçon de journalisme pour Ariane Chemin

Nous avons relevé cette réponse sur le site « lemédia » et remercions G.M. de sa sagacité et la qualité de l’article qu’il a produit.                 P.L.

A propos d’un article d’Ariane Chemin sur le Média (Le Monde, 3 mars 2018)

(Vous savez, celle qui avait commis l’article dans le Monde Magazine sur JLM, sans oublier l’ineffable Plantu avec son bon goût apprécié de nos amis socialistes lecteurs du Monde)

Ariane Chemin est une journaliste que je connais bien. Nous ne sommes pas des amis, mais on discute de temps en temps, il nous est arrivé de déjeuner ensemble et quand l’un appelle l’autre sur son portable, l’autre répond aussitôt. Récemment encore, nous avons parlé de son métier, et comme la plupart de ses confrères qui ont le sentiment de faire honnêtement leur travail, Ariane trouvait fort injuste que les journalistes soient tellement décriés par nos concitoyens. Or il se trouve que le 1er mars dernier, dans le cadre de l’enquête qu’elle menait pour le Monde sur le Média dont je suis l’un des co-fondateurs, elle m’a téléphoné, me demandant de répondre à un certain nombre de ses questions, ce que j’ai fait longuement, sans en écarter aucune. Deux jours plus tard, je lisais son enquête qui me laissait — comment dire ? — perplexe. Ne voulant pas que cette perplexité m’encombre, je vais en rendre compte ici, souhaitant que cela serve éventuellement à expliquer ce qu’il n’est pas toujours illégitime de reprocher aux journalistes : la dissimulation de leurs présupposés et de leurs partis pris sous le masque trompeur d’une objectivité proclamée.

Beaucoup d’entre nous ont déjà éprouvé ce sentiment étrange quand un article concerne des faits que l’on connaît personnellement. Très souvent, on y trouve un certain nombre d’imprécisions, de confusions, d’erreurs, et on se prend à penser que s’il en est de même pour tous les articles qui traitent de sujets qu’on ne connaît pas ou mal, ce ne serait guère rassurant. C’est assurément exagéré, mais en tout cas, dans l’article d’Ariane Chemin, je dois bien avouer n’avoir rien retrouvé de ce que j’ai vécu au Média et rien non plus de ce que je me suis efforcé de lui raconter pendant plus d’une heure. Pour ne pas infliger au lecteur la liste de tout ce qui cloche à mes yeux dans cet article et ne pas donner l’impression fâcheuse d’être un mauvais coucheur, voire un censeur, je me contenterai de prendre le début, les premières phrases, celles qui donnent le ton, créent l’ambiance et préparent psychologiquement le lecteur à adopter le point de vue spécieux de l’auteur. Car l’article d’Ariane Chemin est un modèle de ce qu’on pourrait appeler, en hommage à Raymond Queneau, un troublant exercice de style.

Ariane Chemin commence par quelques mots aussi précis qu’un constat d’huissier : « Montreuil, métro Robespierre, lundi 19 février, 9 heures du matin. » Jusque là, rien à dire. Encore que souligner dans un article la station de métro la plus proche de l’endroit dont on parle doit avoir une utilité. Pour ma part, si j’écrivais un article sur BFM, je ne commencerai pas par ces mots : « Paris, métro Porte de Versailles, lundi 19 février, 9 heures du matin. » Evidemment, l’avantage avec la station Robespierre, c’est qu’on peut imaginer par exemple la guillotine et ça tombe bien. Car de quoi s’agit-il tout de suite après ? De décrire justement une scène inquiétante, une scène de procès comme les robespierristes, assoiffés de vengeance et de sang, sont supposés en avoir eu le goût à leur époque.

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Gobee.bike ou l’échec cuisant d’une startup

Vous avez sûrement vu ces fameux vélos verts en libre service pulluler dans les rues de Paris depuis le début de l’hiver jusqu’à se poser la question de savoir si ceux-ci ne feraient pas de l’ombre aux Vélib’s dont le service a été interrompu depuis le mois d’octobre en raison d’un changement d’opérateur. Près de quatre mois plus tard, la société Beebike traque les épaves de vélos hors services ou vandalisées dans les rues de la capitale avant de mettre la clé sous la porte. Chronique du monde des startups si cher à nos amis de la République en marche.

Le site très libéral Contrepoints se félicitait de l’arrivée de ces vélos en libre-accès via une application sur smartphone et de l’arrivée de concurrents privés prêts à faire de l’ombre aux célèbres bicyclettes gris souris tout en disqualifiant l’archaïque et onéreux service public. Le propos de cet édito n’est guère de se réjouir avec l’échec d’une société de location de vélos mais plutôt de mettre en exergue les failles de ce modèle économique, le critiquer et souligner l’utilité et la fiabilité du service public, à condition bien sûr d’une gestion sérieuse et responsable. Continuer la lecture de « Gobee.bike ou l’échec cuisant d’une startup »