Marseille la belle…

Amis insoumis bonjour,

Je suis parti glaner ça et là des d’échanges amicaux et instructifs auprès des Insoumis de toutes les régions, et je ne suis pas déçu.

J’y vois là des « gens » comme moi-comme nous, attentifs à l’autre lors d’une rencontre alors que nous n’avons pour point commun que d’être des Insoumis assumés…
Et oui, et assumés et fiers de l’être, nous le sommes.
À la moindre amorce d’échange politique, d’appréciation d’un événement, du commentaire d’un media, je retrouve la force de conviction qui a pris forme lors de nos campagnes pour la Présidentielle ou encore les Législatives. Il se dégage un climat sincère, gai, grave aussi lors des interventions qui ont lieu dans des « AmFis » bondés auxquelles nous assistons avec plaisir pour la très grande part d’entre nous.

Beaucoup se raconte leurs campagnes, les satisfactions mais aussi les déceptions, sans toutefois laisser paraître leurs amertumes, même si elles existent bien sûr.
Nous y croisons « NOS » députés qui se prêtent bien volontiers aux échanges à la volée parfois.

JLM, quand à lui fait des apparitions périodiques, il nous a proposé un très bel encouragement —dans son discours de jeudi soir 24 août— sur la suite de notre engagement, en soulignant les mots de République, et d’émancipation, que nous avons perdus quelque peu dans nos rangs d’Insoumis.
Deux thèmes pourtant fondateurs et qui peuvent nous inspirer dans nos travaux politiques à venir…

Travaux que nous pouvons comparer aux clubs très nombreux qui inspirèrent le pays afin de rédiger la constituante de la 1er République en 93. Entre parenthèses, je vous recommande de relire ou de lire 93 de Victor Hugo qui traduit si bien cette époque les antagonismes qui partagent les trois figures qui « firent » la Révolution française, Danton, Robespierre et Marat. Et pour enchaîner voici un résumé de la première note que j’ai prise lors de l’intervention de Bastien Lachaud sur le thème de la République.

République et révolutions

La République est le lieu humanisme émancipateur et universaliste, elle est le fruit de la Révolution, deux événements indissociables. Bastien rappelle qu’elle n’est pas l’addition des intérêts particuliers mais la défense de l’intérêt commun.

Aristote est le premier qui envisage la République, un régime qui se définit dans le but de promouvoir le bien commun. Lorsque le peuple a le pouvoir, la démocratie est suffisante pour défendre l’intérêt commun, il souligne les dérives, soit qu’une aristocratie (entendre Sachants, Élites, etc.) qui ne vise pas le bien commun devient une Oligarchie, Bastien note qu’aujourd’hui la République est attaquée par cette Oligarchie.

Il nous faut donc repenser le régime constitutionnel qui deviendra le régime de la République, qui sera en capacité de : faire face à la dérégulation climatique, d’instaurer des normes pour la communauté au profit du bien commun, la richesse du peuple. Il s’agira de revoir les pratiques pour parvenir à plus d’égalité, encourager l’émancipation, d’assurer la délibération collective, de suivre les orientations prises et de les corriger si nécessaire, toujours dans la ligne réformatrice du respect du bien commun.

Lachaud nous restitue un peu d’Histoire. Rome invente la République, les Praticiens organisent une institution de militaires. Ils sont riches et instaurent le vote censitaire, le consulat est alors réservé aux Praticiens, les plébéiens ne peuvent y accéder alors,
en – 455 le peuple provoque un révolution, dès lors la plèbe est représentée par un tribun, c’est la première révolution permanente, qui se caractérise par une « contre société »…
L’augmentation des inégalités engendra une nouvelle révolution agraire, les plébéiens  populares contre la Nobilitas, la guerre civile qui s’en suivra entraînera la fin de la République.

C’est Rome qui innove dans le régime républicain la Loi et la soumission à la Loi. La révolution intervient avec la répudiation de la Loi et lorsque le peuple n’y consens plus. Puis viendra la société du régime de droit divin institué par la royauté soutenue par l’Église, le ré-apport de la République par les cités italiennes à la Renaissance sera à nouveau le fruit d’une expérience de la Respublica, mais la bourgeoisie contrôle le commerce et la richesse et celle-ci reprend le pouvoir, le peuple réagit et récré un contre pouvoir.
C’est à cette période que le principe de consensus (pouvoir/contre-pouvoir) est désavoué par Machiavel qui prône le conflit (la bonne santé) et donne une acceptation de la République, ce qui favorise, en acceptation du grand nombre, la soumission à la Loi. Petite précision qui explique bien des choses, la République anglaise, elle, repose sur le contrat et la Loi naturelle, le rôle de l’État est alors réduit à son minimum.

Au 18eme siècle, en France, Rousseau, Montesquieu développent l’idée républicaine. La Vertu est le socle de la pensée républicaine. 5000 sociétés politiques entre 92 et 93, ces clubs seront le ferment de la constitution.
Valmy, 20 septembre 92, est le théâtre victorieux du peuple face aux royautés européennes liguées contre la France des Lumières le jour même de la proclamation de la République affirmée au nom de la nation, et qui se définit par les institutions politiques en accord avec le peuple. Donc universelles…

Voilà le programme, qui je crois nous est assigné, pour faire front aux dérives libérales suicidaires, nous devons par l’éducation populaire, envisager comme objectif de reprendre ce travail incessant qui mène à la République du peuple, une et indivisible, pour le bien de tous !

Une réflexion sur « Marseille la belle… »

  1. Merci pour cette transmission! Nous avons bien besoin du soutien de chacun pour poursuivre notre réflexion et rester dans une belle dynamique productive de sens, de pensées, et d’action!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

I accept that my given data and my IP address is sent to a server in the USA only for the purpose of spam prevention through the Akismet program.More information on Akismet and GDPR.